L’évolution du concept d’autonomie managériale des collectivités territoriales

Ce cours a pour objectif d’amener l’étudiant à participer à des conversations simples, d’améliorer ses stratégies de communication, de comprendre des documents sonores.

On assiste aux premiers corners , contre la Bank of California , dont le fondateur se suicide dans la Baie de San Francisco. Il ne cote que dix banques et 13 assurances, toutes locales [ ]. Gênes représente 3 milliards de lires échangées en contre 1,5 milliard à Milan, où cependant 25 sociétés sont désormais cotées, dont 15 banques [ ] , contre 2 sociétés dans les années [ ]. Les investisseurs découvrent une crise de surproduction: Elle exporte en échange le coton de Manchester , faisant aussi la fortune des distributeurs, comme les frères Arnaud , qui ouvrent à Mexico en leur grand magasin.

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Fort logiquement, la déviance présentait donc au niveau théorique un intérêt limité, elle était considérée comme un simple artefact, perturbant temporairement l'équilibre du système social. La finalité des stratégies sociales mises en place pour la canaliser était dans cette optique parfaitement compréhensible, elles visaient à assurer la pérennité et la stabilité du système social, mises en danger par les comportements déviants.

Les interactionnistes vont renverser cette perspective. D'abord ils dévoilent comment les procédures de mise à l'écart et de redressement s'effectuent dans la réalité, en étudiant les institutions qui en ont la charge, et en insistant sur le fait qu'elles sont beaucoup plus complexes qu'on pourrait le croire au premier abord ils montreront notamment l'importance du rôle de la famille dans le processus d'enfermement psychiatrique [ 8 ].

Ensuite, ils montrent que la déviance n'est pas le simple résultat d'une action individuelle, mais plutôt la conséquence d'un processus interactif qui engage à la fois les déviants et ceux qui vont les désigner comme déviants [ 9 ]. Et à cet égard, non seulement, la déviance engage des individus dans des pratiques ritualisées et culturelles, mais en outre, les processus de construction des normes d'un groupe, et de construction de la déviance dépendent l'un de l'autre à travers un processus de désignation et de catégorisation sociale qui échappe au contrôle individuel des acteurs [ 10 ].

Face à un modèle fonctionnaliste homogénéisant et exagérément optimiste, les interactionnistes choisissent donc de montrer l'envers du décor. Ils favorisent pour cela des sujets marginaux, comme les fumeurs de cannabis et les musiciens [ 11 ] , ou des sujets choquants qui dévoilent de manière brutale la souffrance que la société impose aux marginaux, exclus et autres laissés pour compte [ 12 ].

Indépendamment de la portée théorique de leurs travaux, il s'agira ici pour eux de dénoncer d'une manière détournée, la face cachée d'une Amérique qui ignore ses aspects les moins glorieux. Bref, ils s'engagent là où la sociologie parsonnienne ne s'aventure pas. Enfin, sur le plan méthodologique, ils reviendront aux principes de l' école de Chicago , en réhabilitant les méthodes d'observation qualitatives et inductives bien qu'ils ne rejettent pas pour autant la pertinence au cas par cas, des études quantitatives.

Car si l'interactionnisme symbolique s'est construit en opposition à la théorie fonctionnaliste, ou du moins, en rassemblant des sociologues unis dans la volonté d'en proposer un dépassement crédible, il n'est pas pour autant parti de rien. Il a en effet mis en place un corpus théorique et méthodologique, en s'appuyant sur une longue tradition sociologique et philosophique préexistante qui est axée autour de la pragmatique et de l'empirisme: Parmi les grands noms de cette école, on peut citer John Dewey , un des auteurs phares de la philosophie pragmatique américaine du début du siècle, qui influencera Strauss.

Il privilégie la méthode expérimentale et la conception instrumentaliste dans la recherche de la vérité. Sa thèse centrale repose sur l'idée que les concepts sont toujours des hypothèses qu'il faut mettre à l'épreuve, et par conséquent, les idées scientifiques et les idées quotidiennes sont fondées sur l'expérience, et donc sur les échanges quotidiens des individus avec leur environnement. Dans le même ordre d'idées, George H. Mead montre dans les années que l'identité individuelle résulte partiellement des interactions sociales dans lesquelles l'acteur est immergé.

En d'autres termes, ces philosophes affirment que les concepts, les idées, les théories sont issus de l'expérience individuelle et sociale, des interactions des individus entre eux et des interactions avec leurs environnements [ 13 ]. Les actions s'inscrivent alors dans un rapport contextuel entre les individus et leur environnement, elles sont vaguement déterminées, plus ou moins inscrites dans l'habitude et elles sont réorientées au fur et à mesure de la progression de l'action.

Comme le dit Anselm Strauss dans un article sur la négociation où il rend hommage à la tradition interactionniste: Simultanément, ils ont postulé que les êtres humains sont des créatures actives qui modèlent leurs environnements et leurs futurs, et font face à des contraintes qui pèsent sur l'action.

Mead, et aux problèmes psychosociologiques de la construction de la personnalité et de sa stabilisation dans l'interaction. Dans tous les cas, on voit que leurs travaux s'attachaient à défendre une position assez nettement anti-déterministe. Dans ce contexte, la sociologie de Strauss révèle une certaine tension. Certes, le mouvement de pensée auquel Strauss adhère paraît minoritaire quand il commence à exercer, mais malgré tout, il faut bien voir qu'il dispose d'un lourd héritage théorique, méthodologique et pratique.

C'est probablement cette ambiguïté qui va orienter la carrière sociologique de Strauss vers une progression relativement linéaire. Car elle prend place à l'intérieur d'une institution américaine dont les règles font l'objet d'un large consensus, et qui a défini clairement les étapes et les critères de progression hiérarchique, tout en demeurant suffisamment souple pour laisser place à un parcours professionnel quadrillé par la longue tradition de l'école de Chicago, qui a ses propres méthodes, ses propres critères d'évaluation, et qui unit un groupe de sociologues fortement soudés dans la contestation de la sociologie dominante.

Le point de départ de la réflexion de Strauss est, comme pour beaucoup de sociologues, la problématique de l' ordre social. Strauss cherche à comprendre comment un ordre social peut exister et se prolonger dans le temps. Cependant, à la différence des sociologues fonctionnalistes, il n'appréhende pas l'ordre dans une perspective synchronique, il ne le conçoit pas comme une structure différenciée dont il faudrait relier les éléments en vertu d'une certaine cohérence logique, il le considère comme étant imbriqué dans un processus continu.

Pour lui, la structure sociale formelle ou informelle n'est donc que le cliché instantané et réducteur d'un ordre qui ne peut être compris pleinement que dans une perspective diachronique. Par conséquent, cette dynamique de l'ordre social qu'il cherche à décrire et à comprendre, n'est pas une planification rigide qui contrôlerait mécaniquement le jeu des acteurs, elle est au contraire inscrite dans un processus qui engage ceux qui y participent sur de longues périodes, et qui les plonge dans des contextes d'interaction qui vont être réévalués, redéfinis et négociés suivant, et durant le déroulement des événements [ 17 ].

Ainsi, à la source de la réflexion de Strauss, il y a, comme on peut le constater, la reformulation de la question de l'ordre social. Seulement pour réussir ce projet théorique, il lui faut au préalable dénoncer l'insuffisance des fonctionnalistes à en rendre compte.

Fidèle à son terrain d'étude favori, la médecine, Strauss effectue cette critique de deux manières. Il montre dans un premier temps que l'organisation formelle qui structure la profession médicale ne décrit pas dans son intégralité la réalité des interactions qui s'y déroulent, et ne permet pas de comprendre la dynamique de changement qui la caractérise.

En étudiant les professions, il va alors suggérer que la différenciation sociale formelle des groupes sociaux, qui se concrétise dans la vision d'un système organisationnel hiérarchisé de statuts et de rôles, est loin de rendre compte de leur complexité et de leur dynamique.

Dans un article écrit pour l'American Sociological Review, il défend clairement cette idée. Si l'intérêt d'une telle conception est incontestable lorsqu'il s'agit d'étudier certains des aspects les plus visibles d'une profession, Strauss va montrer qu'il peut s'avérer bien moindre pour en comprendre certains aspects plus informels. En effet, les valeurs et intérêts, les activités de travail censées être imposées par le statut, les méthodologies et les techniques donc les règles de travail , peuvent donner lieu à des écarts tout à fait notables à l'intérieur de la profession médicale ou à l'intérieur d'une spécialité.

Comme il le souligne, dans la réalité de grandes hétérogénéités morcellent la profession en une multitude de segments. Strauss introduit ce concept pour caractériser ces regroupements informels, ces coalitions d'individus qui partagent des intérêts divers, des points de vue communs, et qui s'opposent généralement à d'autres segments.

Son idée est qu'une étude même poussée de la structure formelle de la profession ne pourrait rendre compte pleinement de la dynamique qui l'agite, puisque ce sont les segments qui en constituent le moteur. Traversant les différents statuts formels, ils se construisent sur des liens de confraternité entre ceux qui les composent, souvent en fonction de leurs définitions communes de la profession ou d'intérêts communs. Derrière la façade formelle de la profession, les segments représentent donc une véritable force dynamique, et c'est à travers leurs positionnement et leurs oppositions que les conflits entre différentes identités de la profession seront réglés et compris, que la diversité médicale prendra corps permettant d'amorcer des changements organisationnels.

Ils se trouvent donc dans une évolution constante, allant de segments en gestation, repérés par une vague agitation à des segments bien institutionnalisés.

Il y a une sorte d'écologie des segments, certains évoluent, d'autres disparaissent, et la diversité des conditions de travail peut donner lieu à de nouvelles définitions et donc, à des clivages ou à de nouveaux segments. On voit alors que les segments ne sont pas des éléments d'analyse anecdotiques, et Strauss le confirme en montrant qu'ils interviennent explicitement dans la mobilité sociale, le recrutement, la socialisation, et dans la définition publique de la profession.

Mais comment les étudier? Strauss suggère que leur étude devrait tenir compte du contextes des situations de travail où ils prennent forment, notamment à travers l'étude des lieux de regroupement et des phénomènes de leadership. Dans un texte daté de , Strauss tentera d'étendre cette conception du changement au sein des professions fondée sur la dynamique de l'agrégation des segments, à une perspective plus vaste, qu'il emprunte à l'école de Chicago, centrée sur la notion de monde social.

Strauss reprend ici la perspective de G. On rencontre ces mondes sociaux un peu partout: Enfin, ces mondes sont toujours plus ou moins segmentés. Que ce soit à travers l'étude des mondes sociaux ou des segments à l'intérieur des professions, la sociologie de Strauss tend donc à restreindre la portée de l'analyse fonctionnaliste.

En montrant que l'observation de la structure organisationnelle formelle ne permet pas, d'une part de rendre compte pleinement des processus de changements dans les organisations, de la créativité des acteurs sociaux, et de leur adaptabilité aux aléas qui frappent leurs activités, et que d'autre part, elle voile certains aspects fondamentaux issus des mondes sociaux et de leurs dynamiques qui interviennent dans la socialisation, la mobilité sociale, ainsi que dans les stratégies de contrôle institutionnel ou même dans la création de la structure formelle , elle découvre un nouveau champ d'investigation.

Toutefois, même si Strauss précise que l'évolution des mondes sociaux est toujours plus ou moins indéterminée, elle n'en demeure pas moins liée à certains contextes, comme les changements dans l'univers du discours et ceux liés à l'activité primaire. À l'origine de la différenciation des mondes entre eux, il y a donc l'action ou l'interaction des individus ou groupes avec leur environnement, et le discours par lequel l'identité du monde social se forme.

D'une certaine manière, on retrouve l'idée de J. Dewey selon laquelle les concepts, les pensées, le monde de l'esprit et des idéologies naissent de l'interaction et sont sans arrêt redéfinis par celle-ci, mais Strauss généralise l'intuition de Dewey en lui donnant une étendue beaucoup plus vaste. Car même si les mondes sociaux dépendent de processus sociaux spécifiques et s'inscrivent dans un ensemble complexe de contraintes qui n'apparaissent pas nécessairement au niveau d'un individu isolé, c'est à travers une relation entre la définition de la réalité pertinente et l'interaction sociale qui dérive de l'activité primaire, que vont se constituer et évoluer les mondes sociaux.

Telle n'est pas l'opinion de Strauss. Celui-ci montre en effet qu'ils constituent un cadre formel temporaire pour encadrer l'interaction dans ses grandes lignes. Mais ils sont sans cesse rediscutés et négociés par les acteurs pour être réadaptés à la contingence, qui grève les interactions sociales ou l'activité primaire, dans sa réalisation.

Certes, il y a bien une accumulation de savoir-faire, de méthodes, mais au cas par cas. Et, toujours dans le cadre d'une activité qui se construit dans la durée, ces méthodes seront renégociées et discutées. Par conséquent, une telle accumulation n'est valable que si elle est fréquemment réactualisée et redéfinie. De plus l'accès aux positions institutionnelles fait partie intégrante en général des stratégies qui se développent au sein des mondes sociaux.

Un élément semble déterminant dans la constitution progressive de l'ordre social, c'est l'existence de trajectoires. Strauss remarque en observant le déroulement de l'activité médicale qu'elle s'inscrit dans un processus complexe, orienté vers la réalisation d'un objectif, qui engage le malade et les acteurs dans sa réalisation. Inscrivez-vous à l'infolettre de Québec Franchise. À propos de l'Université de la franchise Thèmes Conseils aux franchisés ou futurs franchisés Conseils aux franchiseurs ou futurs franchiseurs Financement d'une franchise ou d'une entreprise, comptabilité, finance, fiscalité, etc.

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