Accords de Bretton Woods

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Daglind Sonolet considère cet auteur comme un phénoménologue de la technique. Au contraire, ce génocide a bien eu lieu dans la continuité de notre civilisation moderne. Le totalitarisme est né au sein de la civilisation elle-même, il en est le fils. La mort industrielle a démontré son efficacité dans les camps nazis, par les bombardements de Dresde, par les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki.

La parole des victimes de la Shoah est toujours vivante heureusement, mais celle des habitants de Dresde, de Hiroshima et de Nagasaki a été étouffée. Pour nous, la postmodernité est un autre nom de la crise de civilisation ouverte par la Shoah. Les drames humains ont continué et la liste est longue. Le marxisme autoritaire a échoué, lui aussi. Assumer ce leg nous amène à vivre une sorte de deuil théorique.

La prise en compte des débats antérieurs revient à avancer au travers de réseaux conceptuels multiples. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner.

La définition a un aspect négatif qui montre les oppositions entre la période moderne et la postmodernité. La postmodernité est un concept relatif et relationnel.

Pour la modernité, il existe un sujet conscient, rationnel, autonome, et universel. Un sujet qui est cohérent, connaissable et stable. Les philosophes du soupçon ont amorcé la critique.

Nous commencerons avec Nietzsche. Nietzsche refuse la philosophie du sujet: Il ne croit pas au moi: En ce sens, il est un précurseur de la postmodernité. Il définit les limites de la raison pure. La métaphysique, qui fait de Dieu un objet, est une illusion. Ce sont des exigences rationnelles pour la morale. Nietzsche va plus loin, il annonce la mort de Dieu. Il affirme la puissance de vie contre la métaphysique et la morale religieuse, morale et religion défendues par Kant, notamment.

Cette morale religieuse doit être compatible avec les normes de la raison, mais une fois cette limite admise, la morale religieuse est légitime et valide pour Kant. Nietzsche pense que toute morale est au service des intérêts subjectifs et des motivations extra morales. La morale est au service de ceux qui la professent. Nietzsche attribue la morale du faible au ressentiment. Ce ressentiment est celui des faibles. Le sujet nietzschéen se confronte à deux philosophies différentes.

Il nous parle de la généalogie de la morale, il nous incite à vivre et à penser par-delà le bien et le mal. Il attaque la conscience servile de ceux qui vivent en troupeau. Cette voie promet une plus-value narcissique et du sens là où le ciel est vide. Marx sera, lui aussi, très critique vis-à-vis du sujet moderne. Un se divise en deux: Idéologie, qui est une mystification, une fausse conscience au service de la domination capitaliste.

De classe en soi, le prolétariat doit devenir classe pour soi. Le sujet des philosophes modernes est le sujet de la bourgeoisie, la classe qui capte la plus-value issue du travail non payé des ouvriers. Pour Marx, la notion de sujet doit être indexée à celle du mode de production. La marchandise contient un rapport social, un rapport entre les hommes. Pour trouver une analogie à ce phénomène, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux.

Le sujet est un sujet de classe. Il est important de savoir comment est organisée la vie sociale pour comprendre la situation humaine. Politiquement le marxisme a échoué. La troisième critique du sujet moderne viendra de Freud et de la psychanalyse.

On savait que certains phénomènes échappaient à la conscience. De surcroît, Freud attribue une origine sexuelle aux troubles du sujet. Il développe une théorie de la sexualité infantile.

Il interprète nos rêves comme les développements de nos désirs. Freud développe une théorie de la culture et du malaise dans la civilisation. Pour fonctionner, la collectivité humaine doit limiter les désirs de ses membres.

La limitation de jouissance est une nécessité collective. Dans la postmodernité, les données du problème semblent avoir changé. Nous devons noter que la psychanalyse est une théorie du sujet, mais aussi une pratique clinique. Ces trois approches critiques sont indexées à une pratique, une praxis aurait dit Marx. La suite de notre propos impose une remarque de méthode au sujet de Wittgenstein et de Lévi-Strauss.

Le tournant linguistique et le structuralisme sont des théories charnières. Ceci est un aspect du paradigme paradoxal lié à la postmodernité. Nous reviendrons ultérieurement sur les autres approches strictement postmodernes. Ce thème est une des composantes principales de la postmodernité.

Un des principes fondateurs du mouvement postmoderne est basé sur la déconstruction et la relativisation. Selon cette conception, la vérité est toujours relative aux différentes positions et aux schémas intellectuels préexistants.

La critique du sujet moderne sera donc également développée par le courant structuraliste. Le structuralisme dissocie énoncé et énonciation.

La critique structuraliste conteste tout empire du sujet, sous sa forme rationnelle ou transcendantale, cartésienne ou phénoménologique, en lui substituant le primat du langage. Cette nouvelle conception du langage a favorisé une nouvelle conception du sujet, désormais pensé comme assujetti au langage ou à la structure.

Ce courant de pensée est issu de la linguistique de Saussure. Cet ensemble est nommé structure. Le structuralisme est une position en sciences humaines, qui évacue les contenus subjectifs, les significations, que les humains attribuent aux événements, pour arriver à une description objective des structures.

En linguistique, par exemple, le sens ne se définit pas par le rapport entre le mot et la chose, mais dans la relation dans un système de signes, à la fois comme contenu: Selon le structuralisme, il existe une objectivité et une structure des mythes.

Les approches structuralistes sont différentes selon les domaines et les auteurs. La structure prend le pas sur toutes les approches. De ce point de vue, les processus sociaux se déploient dans le cadre de structures fondamentales qui, très souvent, restent inconscientes pour les humains. Une autre approche tend à disqualifier le sujet: Cet aspect de la philosophie est donc centré sur la question des règles en répudiant toute approche faisant appel au sujet.

Voici un extrait de ses positions: La distinction philosophique entre justification et vérité ne me semble pas avoir de conséquences pratiques. La notion de convention revient sur le devant de la scène philosophique. On peut considérer que tout est ramené sous la coupe des sciences du langage. Le tournant linguistique promeut le langage comme instance objective, il maintient la psychologie à distance de la logique, la subjectivité loin du logique.

La langue est vue comme un système. La terminologie relève de fait des sciences du langage. Le sujet de la modernité se connaît lui-même et connaît le monde au travers de la raison. Le savoir produit par la science est considéré comme la vérité. Les hommes et la société sont perfectibles. Les institutions humaines et les pratiques peuvent être analysées par la raison et être améliorées.

La raison est le juge ultime du vrai, elle permet de savoir ce qui est juste, ce qui est bon et par voie de conséquence ce qui est légal, légitime et moral. La liberté consiste à obéir aux lois, qui sont conformes aux savoirs découverts par la raison. La science est donc le paradigme de toutes les formes de savoir. La science est neutre et objective.

De ce point de vue, le langage est transparent, il représente le monde. Une des caractéristiques centrales de la modernité est bien la référence à la raison. La raison est vue comme une totalité transcendante. La modernité trouve sa spécificité et sa légitimité dans cette autoaffirmation de la raison. La modernité apparaît dans ses principes comme un mélange articulant de façon harmonieuse la raison critique, la valorisation du sujet rationnel, la mise en avant de sa liberté et sa responsabilité.

Le souci du progrès social est lié à deux facteurs: Fondée sur la raison, la modernité veut établir des mécanismes de contrôle afin que le sensible ou la violence ne gouverne pas les actions humaines.

Elle valorise les pouvoirs de notre raison. Autrement dit, la vérité ne correspond plus ni à une révélation divine ou mystique, ni à une croyance très ancienne. Le concept de modernité philosophique désigne cette manière de penser ainsi que la hiérarchie de valeur qui en découle. Descartes avait fixé le programme: Il a une posture typique des intellectuels postmodernes. Le philosophe moderne était un intellectuel législateur.

Il parle même de décadence des intellectuels sur ce point. Selon les variations de ce baromètre, les discours politiques évoluent. La notion de communication est corollaire de cet aspect de la postmodernité. La communication, dans la période postmoderne, ne veut pas dire échange et discussion en raison, mais présentation et diffusion de masse sous le meilleur angle possible.

Sans être excessif, il est possible de considérer cette communication comme une variante de la publicité. Mais, nous ne sommes pas revenus à une période antérieure à la modernité. Dans le contexte postmoderne, la notion de démocratie ne fait pas débat. Personne ne semble vouloir revenir en arrière. La nature du pouvoir a changé et la démocratie avec. Les analyses liées à la postmodernité se consacrent à la compréhension du pouvoir, à son fonctionnement, ses relais. Les questions se sont déplacées pour aller au-delà de la forme autoritaire ou non des institutions politiques.

Par exemple, Michel Foucault intitule un de ses livres Surveiller et punir. Sa généalogie le conduit à étudier le dispositif du panoptique de Bentham. Derrière la façade démocratique, Foucault met en évidence la surveillance. Le pouvoir devient un système relationnel. Bentham était un moderne, un utilitariste, qui visait le bonheur du plus grand nombre.

La raison est partagée par tous les êtres humains. Il faut alors préciser pourquoi nous refusons le relativisme et nous défendons la relativité. La première forme très connue du relativisme a été celle des sophistes grecs, qui ont mis en évidence la relativité des coutumes et des lois ainsi que leur aspect conventionnel. Il utilise la certitude pour nier toute possibilité de certitude.

La relativité, quant à elle, admet que le relatif existe. Le combat contre le relativisme a surtout été mené historiquement au nom de la transcendance de la vérité. Le relativisme postmoderne est encore une fois un relativisme ethnocentré et socialement marqué.

Il y a donc eu un renversement dans la justification de la hiérarchie, nous sommes passés de la nature à la culture, de la métaphysique au relativisme postmoderne. Le débat sur le relativisme a, entre autres, des incidences pour la philosophie politique. Ce sont la science et la technique, qui sont la base du progrès. Dans le cadre de la postmodernité, le concept de technoscience est plus pertinent, la recherche est orientée vers le développement technique.

Il est devenu difficile de séparer les deux domaines. Un des modèles postmodernes est celui des ordinateurs et du réseau. Il est appréhendé comme un ensemble computationnel et connexionniste. Une des sources de ce modèle est la cybernétique. Notre monde est intégralement constitué de systèmes, vivants ou non-vivants, imbriqués et en interaction. Nous sommes à la fois dans la continuité du projet moderne et dans des modélisations, qui ont rompu avec le mécanisme de la modernité.

La complexité des phénomènes étudiés impose de nouvelles hypothèses. Le modèle connexionniste est aussi une façon de voir et de développer les liens entre les humains.

Elle renvoie à la métaphore dionysiaque de la confusion: Les influences fonctionnent dans tous les sens. La philosophie politique utilise la notion de biopolitique pour analyser cette politique qui prend la vie, toute la vie. Dès la première phrase, il annonce: Cet événement est symboliquement important. Près de cinq cent mille mètres carrés de logements sociaux avaient été construits pour loger des Américains pauvres.

Il était constitué de 33 immeubles de onze étages et comportait logements. Le postmodernisme en architecture ne veut plus appliquer les principes de Le Corbusier ou du Bauhaus. Ce courant esthétique a le goût des citations.

Celui-ci assume son postmodernisme. Ces premiers pas, revendiqués et assumés ouvertement par le postmodernisme, ne se reconnaissent plus dans les avant-gardes. Le mouvement des avant-gardes se présentait toujours comme le dernier moment du progrès ou le nec plus ultra de la critique.

La notion de représentation est en crise, ce constat ne fait plus débat. La culture de masse accepte le kitsch. Dans la postmodernité, les productions culturelles descendent vers le public. Le patchwork et la mosaïque sont devenus des formes banales. Jean-François Lyotard parle du postmoderne comme du degré zéro de la culture générale contemporaine: Selon cette approche, la postmodernité est liée à la société postindustrielle.

La postmodernité est le résultat de la modernité: Ce qui conduit à analyser le postmodernisme comme une expression artistique du capitalisme tardif. La culture et le savoir sont des marchandises banalisées. Alex Allinicos dans son article Postmodernisme: Le premier stade du capitalisme classique, compétitif, avait comme contrepartie culturelle le réalisme des grands romanciers du dix-neuvième siècle comme Balzac, Dickens et Tolstoï.

La deuxième phase, le capitalisme monopoliste, a donné naissance au mouvement moderniste du début du vingtième siècle — Picasso, Joyce et Le Corbusier.

Cette analyse est assez pessimiste, mais elle nous semble lucide sur notre situation où la marchandise et le spectacle prennent toute la vie. La crise de civilisation, qui est notre présupposé de départ, est bien celle du développement du capitalisme contemporain. La question a été ouvertement posée par Lyotard en Le mot est en usage sur le continent américain, sous la plume de sociologues et de critiques.

Pourtant, son ouvrage est bien un livre de philosophie. Il obtiendra le premier prix pour son Discours sur les sciences et les arts. Ce texte est structuré de façon classique: Le rôle de la science et le développement des techniques sont importants dans cette transformation. Le changement technologique a une influence importante sur la recherche et la transmission des connaissances. Le lien entre le savoir et le pouvoir est central dans la nouvelle époque: Le lien entre le savoir et le pouvoir on le trouve également chez Michel Foucault.

Pour Lyotard, la question de la légitimation du savoir se pose. La modernité technique est déconnectée du progrès social. Lyotard constate que les règles de vérité dans la science sont immanentes au jeu scientifique lui-même. La validation, la légitimation sont appuyées sur le récit humaniste des Lumières. Il prend acte de la fin des théories messianiques exprimées dans le discours émancipateur de la classe ouvrière ou dans la philosophie des Lumières.

Lyotard met en cause les récits qui fondaient et légitimaient la modernité. Il insiste sur la différence entre la modernité et la postmodernité. Il écrit son livre à un moment où il a rejeté le marxisme et la psychanalyse.

Il argumente en étudiant les transformations du capitalisme: Sa philosophie est une mise en évidence des implicites de la modernité. Le développement de la science change de base avec les mutations du capitalisme. Les questions de Lyotard sont un plaidoyer pour un humanisme reconstruit. La postmodernité est une nouvelle époque du capitalisme, et ce capitalisme est inhumain. La marchandisation lui paraît un horizon mental très prégnant. Il est un des premiers à mettre en évidence les présupposés du capitalisme postmoderne: La démarche de Lyotard a un côté paradoxal.

Son point de vue et ses arguments sont critiques, mais en même temps, il fait exister la postmodernité en la nommant. Sa parole a eu un aspect performatif. Son nom est devenu comme une borne qui signale un avant et un après.

Il est possible de résumer cette approche et ce qui en sera retenu ainsi: Très souvent, la postmodernité est associée à la relativisation ou est synonyme de relativisme. Les analyses de Lyotard ont contribué à cette définition. Sa posture était à la fois critique et participante. Le philosophe est descendu de sa chaire, il est à la fois théoricien et praticien de la postmodernité.

Nous pouvons y déceler une réminiscence de la praxis marxiste. Il refusait le structuralisme, mais la déconstruction a été souvent comprise comme utilisant la recherche des significations obtenues en décomposant la structure du langage.

Les concepts sont créés par leur façon de différer. Il refuse la notion de transcendance et celle de vérité première. Il veut aller au-delà des articulations binaires: Il nous indique également la base sur laquelle va se développer ce contre-sens: Ce terme sera repris par Luce Iragaray qui va théoriser un différentialisme féministe. Nous nous trouvons donc avec deux approches: Jacques Derrida avait déjà essayé de préciser sa pensée en presque dix ans auparavant: Elle ne peut pas être une discipline ou une méthode.

Bien entendu, il peut y avoir des régularités dans les manières de poser un certain type de questions de style déconstructif.

De ce point de vue, je crois que cela peut donner lieu à enseignement, cela peut avoir des effets de discipline, etc. Pourtant, malgré les protestations de Derrida, la déconstruction est devenue une attitude méthodologique. Mais ce relativisme a aussi ouvert la porte à toutes les dérives. Maintenant, nous rencontrons la déconstruction partout. Le contre-sens incorrigible dénoncé par Derrida, créateur du concept, est massif dans la postmodernité.

Derrida a gagné et perdu en même temps, ce qui est typiquement postmoderne. La déconstruction a été adoptée par la société, mais entre-temps elle a changé de sens. La fragmentation sociale qui en résulte est une caractéristique de notre période postmoderne. Il échappe en partie au modèle de Bauman, qui décrit les théoriciens modernes comme des législateurs et les postmodernes comme des interprètes.

Derrida a bien été un interprète, il travaillait sur le texte. Cette prise de position est une critique politique et non un accompagnement de ce qui apparaît. Ce concept, dans son contenu, ressemble à celui de paradigme employé par Thomas Kuhn. Pour Foucault il existe un lien entre la construction du savoir et le pouvoir. Son étude a un aspect généalogique, le lien avec Nietzsche est assumé. Il définit le pouvoir comme une relation. Dans son livre Surveiller et punir, paru en , il étudie le pouvoir comme un dispositif, un agencement.

Ce dispositif permet de voir sans être vu. Il montre également que nous sommes passés du contrôle des corps au contrôle des esprits. La surveillance des comportements: Quatre investissements du corps par le pouvoir sont décrits dans Surveiller et punir: Le contremaître, le surveillant de prison exercent du pouvoir.

Sa philosophie ne peut pas se séparer de la vie. La réponse philosophique ne peut être séparée des choix de vie pour Foucault. Ils y ont gagné à coup sûr une conscience beaucoup plus concrète et immédiate des luttes. Et ils ont rencontré là des problèmes qui étaient spécifiques, non universels, différents souvent de ceux du prolétariat ou des masses.

La question de savoir si Foucault a été postmoderne reste en suspens. Sa philosophie a déplacé les analyses sur le pouvoir. Il a cherché à montrer que chaque époque produisait un discours dominant et cohérent. Cet ordre du discours énonce la vérité sur le monde et impose ses normes. Sa conception du pouvoir comme relation et comme dispositif est devenue un lieu commun au sein des sciences humaines.

Il a commencé par critiquer les abus du sociologisme et du psychologisme. On peut dire que les idées novatrices de Foucault font maintenant partie de la boîte à outils critique postmoderne: Toni Negri, par exemple, cite Foucault comme une référence majeure: Michel Foucault, comme Jacques Derrida, est maintenant un auteur postmoderne.

La vulgarisation et la dissémination des textes et des thèses ont inclu ces deux auteurs dans la postmodernité. Un peu plus tard il parlera de champ social. Son approche théorique peut se lire comme une injonction à changer, un appui pour le devenir autre, une visée éthique.

Il développe cette approche dans un cours de intitulé Théorie des multiplicités chez Bergson. Il ne reprend pas le côté spirituel de Bergson: Notre culture, marquée par la science, a tendance à lier espace et durée. Cette manière de voir refuse les notions philosophiques négatives: Pour Deleuze, ce sont des fictions qui nient la vision différentielle du monde. La différence, pour Deleuze, est interne au monde, elle est un processus, une différenciation virtuelle ou réelle actualisée.

La durée reste une méthode pour appréhender le réel et devient ontologie. Les devises dites exotiques, tel le yuan chinois, Bitcoins Ce plafonnement était en place entre le 6 septembre et janvier Il a été supprimé le 15 janvier [ 2 ] par la Banque Nationale Suisse.

En Forex, on exprime toujours le taux d'une devise par rapport à une autre. L'euro est la devise cotée au certain puisqu'elle vaut toujours UN , tandis que le dollar est la devise cotée à l'incertain puisqu'on ne connaît pas sa valeur sans avoir vu auparavant une page de cotation.

La devise de gauche est appelée la devise de base ici EUR , celle de droite est appelée la devise de contre-partie ou devise de contre-valeur ici USD.

Et la cotation se lit toujours dans le même ordre on exprime la devise de base en fonction de la devise de contre-partie. La plus petite différence de cotation possible est le pip , ou percentage in point.

Il s'agit de la quatrième décimale de la cotation. Par exemple, si le cours passe de 1, à 1,, alors le cours est monté de 2 pips. Le marché du Forex est ouvert 24 heures sur En effet, les principales places boursières dans le monde se relaient Londres, puis New York, puis Sydney, puis Tokyo ne causant ainsi aucune interruption pour les traders, à l'exception des weekends.

En pratique, les cotations sur le Forex commencent le dimanche soir avec l'ouverture de la bourse de Sydney 22 h GMT à plus ou moins une heure également et s'arrêtent le vendredi soir après la fermeture de la bourse de New York 22 h GMT à plus ou moins une heure en fonction du décalage en heure d'été.

Mais en réalité, il n'y a pas d'horaire d'ouverture ou de fermeture fixe pour les cotations, puisque le Forex est un marché de gré à gré et non pas une place boursière. Donc en théorie, il peut y avoir des cotations n'importe quand, le samedi, les jours fériés ou même le jour de l'an. Bien qu'ouvert 24 heures sur 24 en semaine, la plus grosse part de l'activité a lieu quand la bourse de Londres est ouverte.

Le marché est traditionnellement plus calme le lundi car il n'y a pas de chiffre économique important et de plus en plus volatil en fin de semaine, avec souvent un maximum le vendredi jour de sortie de chiffres économiques les plus importants [ 3 ].

Une des caractéristiques essentielles des échanges sur le Forex est l'effet de levier important, proposé par les courtiers jusqu'à chez certains courtiers spécialisés pour les particuliers, comparé à 5 sur le SRD pour le marché des actions. L'effet de levier permet de mettre sur le marché une somme jusqu'à fois supérieure à celle que le client possède, avec une prise de risque tout aussi élevée.

Un effet de levier trop important, associé à une méconnaissance du marché, est d'ailleurs la cause de ruine de beaucoup de particuliers alors que le marché Forex est 2 à 3 fois moins volatil que le marché des actions. Il existe plusieurs types d'ordres sur le Forex: Les négociations sur le Forex ne se faisant pas sur un marché organisé mais sur un marché interbancaire, le seul moyen pour les particuliers avant les années pour investir sur les taux de changes était de passer par une institution bancaire.

Cependant avec des montants minimums de transaction autour du million d'euro, peu d'investisseurs avaient accès à ce marché. Ce marché s'est fortement développé ces dernières années grâce à Internet. En France, l' AMF émet régulièrement des communiqués sur les risques élevés de perte associés au Forex jusqu'à fois les capitaux engagés , publie régulièrement la liste des sites non agréés [ 5 ] , [ 6 ] et met en garde même pour des sites ayant un agrément, du nombre croissant d'abus constatés [ 7 ].

En octobre , l'AMF a publié une "Étude des résultats des investisseurs particuliers sur le trading de CFD et de Forex en France", basée sur un échantillon de investisseurs individuels pendant plus de 4 ans, qui montre que 9 personnes sur 10 sont perdantes sur ces marchés [ 8 ]. Le 10 janvier , dans le cadre de sa mobilisation depuis plusieurs années afin de dénoncer le danger pour les particuliers des produits spéculatifs de trading tels que le forex, l'AMF a défini les modalités du mécanisme d'interdiction de la publicité auprès des particuliers pour les produits financiers les plus risqués, ceci dans le cadre de la loi dite Sapin 2 [ 9 ].

Des politiques nationales incohérentes transforment une récession économique survenue aux États-Unis en dépression économique mondiale. Les échanges commerciaux devinrent alors limités à des échanges entre zones ou pays utilisant la même monnaie échanges entre pays et leurs colonies par exemple. Les économistes américains qui ont bâti le système de Bretton Woods étaient profondément marqués par les écrits de Keynes et d'autres auteurs pour lesquels le traité de Versailles avait échoué parce que ses soubassements économiques étaient inadéquats [ 4 ].

Pour eux, Woodrow Wilson , en établissant la Société des Nations , ne s'était occupé que des problèmes politiques et avait oublié que la paix dépendait également des problèmes économiques. En , Henry Morgenthau , le ministre des finances de Franklin Delano Roosevelt , déclare à ce sujet: Lorsque les perspectives de victoire se précisent, les Alliés réfléchissent à un nouveau système permettant d'éviter d'une part les secousses monétaires internationales qui avaient suivi la Première Guerre mondiale et, d'autre part, les erreurs qui avaient transformé la crise de en grande dépression.

Politiquement, les États-Unis craignent que les pays européens ayant le plus souffert de la guerre deviennent des lieux de révolte et offrent un terreau au communisme et au socialisme. Au sortir de la guerre, les États-Unis disposent de la plus grande partie des capitaux mondiaux et dominent la production manufacturière et les exportations.

Ils vont jouer respectivement les rôles que jouaient le Royaume-Uni et la livre avant la guerre de Le retour à l'étalon-or est impossible. Le système d'étalon de changes-or multi-polaire a montré ses limites [réf. Les représentants des États créent un Gold-Exchange Standard fondé sur une seule monnaie, le dollar américain: Dans ce système, les différentes monnaies nationales autres que le dollar américain ont un taux de change fixe mais ajustable en cas de besoin sous réserve de l'accord des partenaires.

Le Fonds monétaire international est créé. Il a pour but de surveiller les politiques nationales pour vérifier qu'elles ne dérapent pas et d'intervenir en cas de crises de change pour fournir de la liquidité au pays concerné moyennant la mise en place d'une politique de redressement. On pense que ces disciplines éviteront les dévaluations compétitives et autres pratiques malthusiennes qui avaient eu des effets si néfastes dans les années Une règle implicite est qu'on ne demande pas la conversion des dollars américains en or.

Tous les dollars américains qui entrent dans un pays servent donc à la création de monnaie locale tout en étant le plus souvent replacés auprès du Trésor américain. Du dollar dépendent désormais la croissance et l'inflation mondiales. Ce système sert de cadre aux Trente Glorieuses , cette période qui, de à , voit le décollage économique et l'opulence du monde occidental. Un organisme visant à réguler le commerce international devait également voir le jour, cependant les États n'ont pu se mettre d'accord sur sa définition exacte.

Aussi, c'est une série d'accords qui sont nés de cette volonté de réguler le commerce: Au terme de l' accord de Marrakech , le 1 er janvier , le GATT a été doté d'une personnalité morale officielle: Il y a trop peu de dollars jusqu'en [réf.

L'établissement de l'Euromarket sous l'impulsion de George Bolton, directeur pour les devises étrangères de la Banque centrale d'Angleterre [ 6 ] , permet à tout investisseur européen de se fournir en dollars sans contrôle des États-Unis. Cela s'explique par l'exigence de Lord Cobbold, gouverneur de ladite Banque centrale, de fixer aux banques privées les taux d'intérêts qu'il voulait il s'agissait de les augmenter pour accroître les rentrées de capitaux en Angleterre dans un contexte de fixation de la livre sterling au dollar américain.

L'objectif assumé de Lord Cobbold était le maintien de la livre sterling comme monnaie internationale, dans le contexte de la fin de l' Empire britannique [ 8 ]. Le système était au départ critiqué par le Trésor américain: James Robertson, vice-président de la Réserve fédérale , s'inquiéta des nombreuses caisses de crédit Euromarket ouvertes par des banques privées aux Caymans et aux Bahamas, et bénéficiant de la même faille voulue par Bolton pour encaisser et prêter en dollars sous juridiction de la Couronne c'est ce système qui fut le point de départ du développement des paradis fiscaux modernes.

Le 18 juillet , John F. Bolton a ensuite travaillé pour la Bank of London and South America BOLSA, propriété de Lloyds Bank depuis , qui y déposa près de millions de dollars une somme importante pour l'époque entre et À cette date Zurich permet aussi les transactions Euromarket, de même que d'autres juridictions des Caraïbes.

En , étaient mis en place en réaction à la taxe sur les intérêts des placements étrangers [ 11 ] les Eurobonds [ 12 ] , un système de bons au porteur rapidement utilisé lui aussi pour l'évasion fiscale il permet aux entreprises d'émettre des emprunts en dollars sans passer par les États-Unis.

Robert Roosa, sous Kennedy, avait également proposé l'établissement de bons spéciaux achetés en dollars mais remboursés en francs suisses Roosa bonds [ 13 ].